FABRICATION DE COUVERTS DE TABLE

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Emission diffusée le 26 mars 2006 sur

 


Première diffusion sur France 5 en 2001.

 

Terrines, fruitiers, salières... l'orfèvrerie française s'est révélée sous le règne de Louis XIV. Puis au XVIIIe, elle devient décorative et s'épanouit alors dans un style rocaille élégant et maîtrisé qui fait l'admiration de toutes les cours d'Europe.

Mais la France n'a pas su conserver ce patrimoine à cause des dispersions et des fontes royales ou révolutionnaires. L'orfèvrerie renaît de ses cendres sous l'Empire. Au siècle dernier, l'Art nouveau renouvelle le genre pour laisser l'Art déco prendre la relève.

 

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http://www.france5.fr/geniefrancais/

 

 


Série limitée du 9 novembre 2001.

"NICOLAS MARISCHAEL EXPERT ORFEVRE"

Nicolas Marischael a commencé son apprentissage d'orfèvre à 17 ans. Vingt ans après, dans l'atelier qu'ont occupé avant lui son père et son grand père, il estime maîtriser à peu près tous les métiers de l'orfèvrerie. Autour de lui, 3500 outils accumulés et fabriqués sur trois générations témoignent de cette maîtrise. Du poinçon à la forge, Nicolas Marischael connaît presque tous les gestes qui étaient auparavant l'apannage de chaque artisan. Car si quelque chose s'est perdu dans cet atelier situé au premier étage d'une maison ancienne du Marais, c'est la présence des compagnons, des ouvriers et des maîtres qui formaient auparavant une communnauté d'artistes. Nicolas Marischael a désormais seul la jouissance de cet atelier où il rétreint, soude, cisèle, grave et polit. Spécialisé dans l'orfèvrerie du XVIIème et XVIIIème siècle, il est à même de recréer à l'identique ces pièces qui passaient autrfois entre plusieurs mains. Du coup, il a acquis une expertise qu'aucun antiquaire, historien de l'art ou spécialiste de l'orfèvrerie ne peut atteindre. Car il sait voir, au-delà des apparences, si une soudure est ancienne ou imitée, un poinçon authentique ou forgé. Cette expertise fait que l'avis de Nicolas Marischael est de plus en plus recherché. Par les amateurs de belle orfèvrerie, bien sûr, mais aussi par les experts auprès des tribunaux qui n'ont pas cette qualité qui s'acquiert seulement dans l'intimité : la connaissance intérieure.


 Parution octobre/novembre 2001.

Nicolas Marischael : orfèvre en restauration d'argenterie.

L'orfèvrerie Marischael est installée ici depuis trois générations. Le grand-père a fondé la maison en 1924 pour y fabriquer des couverts à façon. Son fils ajoute à cette spécialité la restauration d'argenterie ancienne. C'est au tour de Nicoals Marischael de perpétuer leur savoir-faire dans l'atelier familial où la collection d'outils s'est enrichie au cours des années. "C'est notre capital. Il est fondamental. Actuellement nous possédons trois mille instruments fabriqués à la main, d'une valeur de 4000 F pièce." Un héritage qui explique la difficulté pour un jeune artisan de s'installer à son compte. Certes, le travail en famille apporte son lot de difficultés : "l'artisan est un égocentrique qui a du mal à voir son élève voler de ses propres ailes." Mais Nicolas, connu des collectionneurs, des antiquaireset des particuliers, l'est en partie grâce à son père qui lui a transmis les techniques de fabrication du planage et celles de la soudure, du tournage, de la ciselure, de la gravure, del'argenture et de la dorure...Créatif, il a lancé une gamme de couteaux d'inspiration XVIIIème, car "contrairement aux fourchettes et couverts de cette époque, les lames de ceux-ci n'ont pas résisté au temps."...


 Parution le 21 avril 2001.

"UN HOMME D'ARGENT"

<< Des couteaux façon XVIIIe avec une patine mate à l'ancienne et que l'on croirait hérités de votre grand-mère, c'est possible (1000 francs ou 152.45 ¤ pièce). De quoi confondre vos invités et vous broder une histoire de famille.Nicolas Marischael est votre homme. Il estaure aussi l'argent, le bronze l'étain, le métal argenté et les dorures. Intarissable sur son métier et troisième du nom à l'exercer, il prépare déjà la relève...Il a trois enfants!>>


Parution juillet/août 1999.

" Son père et son grand-père étaient déjà orfèvres et restaurateurs. C'est dire qu'à 34 ans Nicolas Marischael est fort d'une belle expérience familiale, complétée par l'enseignement de compagnons spécialisés dans la ciselure et la gravure...

Il dut apprendre à maîtriser l'ensemble des techniques pour mener à bien ses travaux de restauration.

Car autrefois, l'orfèvrerie étaient l'oeuvre d'une vingtaine de métiers associés, du planeur au monteur... Aujourd'hui concentrés en un seul homme, dans un atelier où sont rassemblés plus de 3500 outils!

Dans les mains de Nicolas Marischael passent des objets de toutes origines, de toutes époques, et dans tous les états. Et de divers matériaux puisqu'il travaille aussi bien le bronze et l'étain.

Ses préférences vont incontestablement aux oeuvres du XVIIIe siècle, qu'il trouve parfois le temps d'honorer, en réalisant des copies portant son poinçon."


Parution le 11 novembre 1995

Bien sûr, Nicolas Marischael n'est pas le seul restaurateur d'orfèvrerie compétent. Son adresse nous a été communiquée par un antiquaire; les professionnels du marché de l'art n'étant pas, comme chacun sait, très enclins à dévoiler les coordonnées de leurs fournisseurs, on l'appréciera donc comme on apprécie une confidence, voire un secret...Bien sûr Nicolas Marischael peut comme d'autres artisans de sa spécialité, réargenter une pièce en métal plaqué ou fabriquer à l'identique une fourchette afin de compléter un service( à condition qu'il en possède le modèle dans sa collection de matrices). Cependant son talent personnel s'exerce plus particulièrement dans la remise en état d'argenterie ancienne et sa joie dans les travaux les plus délicats. Comme remplacer les parties manquantes d'une cuillère-saupoudreuse du XVIIIº siècle, qu'il faudra d'abord souder, puis délicatement repercer. Comme effacer les rayures d'un plat qui a subi les affres d'un couteaux. comme remodeler une oreille à une écuelle en argent massif d'époque Louis XVI dont chaque motif sera ciseler. Voyons-le à l'oeuvre dans son antre caché sous une verrière dans un ancien hôtel particulier du marais. Nicolas Marischael est en train de planer. A savoir de marteler un raffraichissoir qui date de l'Empire avec un outil protégé de parchemin (parfois de tapis de billard). Il élimine ainsi les traces de coups et les bosses. Magique! Ciselure, planage, reperçage: ans les grands ateliers d'orfèvrerie, chaque discipline est confiée à un ouvrier différent. Lui travaille seul (aussi se montre-t-il souvent débordé et un peu tendu); Règle d'or que lui a inculquée son orfèvre de père, il faut savoir tout faire. «Je suis dans le métier depuis quatorze ans, précise ce jeune homme à la chevelure dorée, cela fait à peine quatre ans que je me sens à l'aise, que je maîtrise la matière». Encourageant. Il a débuté à l'établi avec un CAP d'orfèvrerie. «Pour ne pas rester inactif intellectuellement », il a suivi les cours de l'École du Louvre et obtenu un diplôme de gemmologie. Enfin, pour l'anecdote, signalons que cet artisan, qui passe le plus clair de son temps au dessus de sa forge dans la chaleur du chalumeau, a participé aux jeux olympiques de Séoul, discipline water-polo.